C2 · Les pronoms
Le pronom dans la langue soutenue
Où se place le pronom dans une écriture soignée — et ce qu'il faut savoir lire sans presque jamais l'écrire.
En un coup d’œil
- À retenir
- Après a derrière, après para et sem au choix — et me não se lit, s'écrit rarement.
- Forme
- para que se não digapour qu'on ne le dise pas (soutenu)
- Mots repères
- me não
- se não
- para o
- a fazê-lo
- todos se
- Piège
- Faux :Começou a o ler em voz alta.Juste :Começou a lê-lo em voz alta.
À toi
5 exercices sur ce thème. Les réponses sont vérifiées dans le navigateur ; aucune ne quitte ton appareil.
La forme
Les structures en un coup d’œil
Chaque ligne indique d’abord quand ou à quoi sert la structure, puis donne un exemple en portugais.
| pour qu'on ne le dise pas (soutenu) | para que se não diga |
| la même chose (courant) | para que não se diga |
| pour le voir | para o ver, para vê-lo |
| sans rien me dire | sem me dizer nada |
| elle a commencé à le lire | começou a lê-lo |
| tout le monde s'est levé | todos se levantaram |
Les règles une à une
La forme de ce thèmeLe mot qui l’appelle
Interpolation : não entre le pronom et le verbe — registre soutenu.
Peço-lhe que me não interrompa.Je vous prie de ne pas m'interrompre.
Dans la langue courante, não précède le pronom.
Pediu que não o incomodassem.Il a demandé qu'on ne le dérange pas.
Après para, sem et de, les deux sont possibles ; après a, le pronom se met derrière.
Liguei para te avisar. / Começou a lê-lo.J'ai appelé pour te prévenir. / Elle a commencé à le lire.
Après un quantificateur accentué sujet, l'écrit soigné le place devant.
Todos se levantaram.Tout le monde s'est levé.
Phrases d’exemple
Fê-lo para que se não dissesse o contrário.Il l'a fait pour qu'on ne prétende pas le contraire.
Saiu sem me dizer nada.Il est parti sans rien me dire.
Estou a fazê-lo agora mesmo.Je suis en train de le faire.
Todos se levantaram quando o juiz entrou.Tout le monde s'est levé quand le juge est entré.
Le piège typique des francophones
Attention
Après para, sem et de, le pronom peut précéder l'infinitif, et le français le place toujours devant — « à le lire », « de le voir ». Le réflexe se reporte sur a, et là il ne marche pas : a o ler devrait fusionner en ao ler, qui veut dire « en lisant ». Après a, le pronom se met derrière.
L’explication complète
Tout lire · environ 1 min
Au quotidien, deux places suffisent : derrière le verbe dans la principale (diz-se), devant lui après une négation, un mot interrogatif, une conjonction de subordination et quelques adverbes (não se diz, que se diz, já se diz). L'écrit soutenu et ancien connaît en plus quelques positions qu'il faut savoir reconnaître.
*L'interpolation* : un não vient s'intercaler entre le pronom antéposé et le verbe. Peço-lhe que me não interrompa au lieu de que não me interrompa, para que se não diga au lieu de para que não se diga. Cela sonne littéraire ou juridique et reste rare dans la conversation.
Avec un infinitif après une préposition, les deux places sont courantes au Portugal : para o ver et para vê-lo, sem me dizer et sem dizer-me. Après a, en revanche, le pronom se met derrière, parce que a et o fusionneraient en ao : começou a lê-lo, estou a fazê-lo. C'est là que le français trompe : « commencer à le lire » met le pronom devant.
L'écrit soigné tire aussi le pronom vers l'avant après un quantificateur accentué en position de sujet : todos se levantaram, alguém me disse, ambos o sabiam. À l'oral on entend aussi la forme postposée ; pour un texte à soi, la place avant le verbe est le choix sûr.
Où en es-tu avec ce thème ?
C’est rempli automatiquement après l’entraînement. Tu peux le modifier ici à tout moment.