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Die ganze Grammatik

121 Themen in 21 Bereichen. Jedes Thema hat eine Stufe, eine Erklärung auf Deutsch, Beispielsätze mit Übersetzung, den typischen deutschen Fehler und eigene Übungen.

Als Lernpfad, durchnummeriertAls Karte: die Zeitformen auf einer Zeitleiste

Être et avoir

4 Themen

Deux verbes portent les premières semaines : essere et avere. Tous deux sont entièrement irréguliers, tous deux reviennent plus tard comme auxiliaires dans chaque temps composé, et tous deux se savent par cœur avant toute règle. L'âge, la faim et la peur vont avec avere, exactement comme en français : ho vent'anni est « j'ai vingt ans », mot pour mot. Trois choses seulement demandent un vrai effort. Le sujet disparaît, et sono veut dire à la fois « je suis » et « ils sont ». « Il y a » ne reste pas invariable : il s'accorde avec ce qui existe. Et un troisième verbe, stare, prend en charge la santé et la forme progressive.

Le présent

6 Themen

Un verbe italien se termine par -are, -ere ou -ire, et de là dépendent ses six terminaisons. La différence avec le français n'est pas dans la construction, elle est dans l'oreille. En français, « parle », « parles », « parle » et « parlent » sont un seul son : quatre formes sur six sont indiscernables, et c'est pour cela que le pronom est obligatoire — sans lui, personne ne saurait qui parle. En italien les six se distinguent toutes, et le pronom devient inutile : parlo dit déjà que c'est moi. La série en -ire se partage en deux, dormo et capisco, exactement comme la vôtre se partage entre « je pars » et « je finis ».

Les articles

5 Themen

De toutes les langues d'où l'on peut arriver à l'italien, le français est celle qui a le moins à réapprendre ici. L'élision devant voyelle est la vôtre — l'amico comme l'ami —, l'article devant les pays, les langues, les jours et les parties du corps est le vôtre, et le partitif del pane est mot pour mot « du pain ». Une seule pièce manque à l'inventaire français : une troisième forme masculine, lo, qui se met devant un s suivi d'une consonne et devant z. Elle a son pluriel à elle, gli, et c'est de là que viennent presque toutes les fautes.

Le nom

9 Themen

Un nom italien se termine presque toujours par une voyelle, et cette voyelle dit deux choses à la fois : le genre et le nombre. -o est masculin, -a féminin, et au pluriel ils deviennent -i et -e. C'est un renversement complet de l'habitude française. En français le nombre est écrit et muet — « le livre » et « les livres » se distinguent à l'oreille par l'article et par rien d'autre —, et le genre ne se voit pas dans le mot du tout. En italien les deux sont dans le nom, et tous les deux s'entendent. Il faut donc cesser de compter sur l'article et recommencer à écouter la fin du mot.

Les adjectifs

5 Themen

Presque tout est déjà à vous. L'adjectif italien s'accorde en genre et en nombre et possède quatre formes (rosso, rossa, rossi, rosse) ou deux (grande, grandi), comme vert, verte, verts, vertes et « rouge, rouges ». Il se met derrière le nom par défaut, et une poignée d'adjectifs courts se met devant en changeant de sens — un grand homme et un homme grand se disent pareil dans les deux langues. Deux choses seulement demandent un vrai effort : l'accord s'entend ici alors que le vôtre est le plus souvent muet, et le mot qui introduit la comparaison n'est pas « que » mais di.

Les pronoms

6 Themen

C'est le chapitre où le français est le plus proche de l'italien, et de très loin. Le pronom se met devant le verbe conjugué — lo vedo comme « je le vois » —, les deux séries existent des deux côtés, l'accord du participe après un objet direct antéposé est le vôtre, et surtout ne et ci sont vos en et y, mot pour mot et fonction pour fonction. Deux choses seulement demandent un vrai travail : l'article devant le possessif, que le français ne met jamais, et l'ordre de deux pronoms à la troisième personne, qui est exactement inversé.

Questions et négation

5 Themen

Les deux sont plus simples ici que chez vous, et pour la même raison : il y a moins de pièces. Le français dispose de trois façons de poser une question — l'intonation, est-ce que, l'inversion — et l'italien n'en a qu'une, l'intonation. Le français négatif tient en deux mots, « ne … pas », et l'italien en un seul, non, placé devant le verbe. Le reste vous appartient déjà : la double négation fonctionne comme la vôtre, non ho niente étant « je n'ai rien » pièce pour pièce. Un seul détail s'inverse, et il est signalé en son lieu.

Le passé

6 Themen

Deux auxiliaires, un participe qui s'accorde derrière l'un des deux, un imparfait pour le décor et un plus-que-parfait pour ce qui précède : c'est votre système, et il n'y a rien à démonter. Restent trois écarts, et le premier surprend parce qu'il va dans le sens inverse de l'habitude. Le français accorde le participe avec tout complément d'objet direct placé avant le verbe, l'italien seulement avec un pronom — la lettera che ho scritto ne s'accorde pas. Ensuite, la liste des verbes qui prennent essere va plus loin que votre liste d'êtres : piacere, costare, durare, bastare et riuscire en font partie. Et le passato remoto, qui est votre passé simple à la lettre, n'a pas eu le même sort : la moitié sud du pays le parle encore.

Le futur

9 Themen

Le futur italien se fabrique comme le vôtre, l'infinitif plus une série de terminaisons, avec des radicaux courts sur à peu près les mêmes verbes. La concordance après quando est la vôtre aussi : on dit quando arriverò comme on dit « quand j'arriverai », et aucune autre langue de départ n'arrive ici avec ce réflexe déjà en place. Ce qui change est ailleurs, et c'est l'essentiel du chapitre : dans la langue parlée, le travail principal du futuro n'est pas de parler de l'avenir mais de supposer sur le présent. Saranno le otto veut dire « il doit être huit heures » — ce que le français confie à « devoir », l'italien le confie à son futur. Restent deux détails coûteux : « aller » plus infinitif n'a ici aucune case, et les personnes du futur ne tombent pas en face des vôtres.

Demander et ordonner

4 Themen

L'impératif italien est le présent sans sujet, avec une inversion à retenir : dans les verbes en -are la forme de tu finit en -aparla! — et partout ailleurs en -i. Mais l'essentiel est ailleurs. Le français a trois formes, tu, « nous », « vous », et la troisième sert à la fois au groupe et à la personne qu'on vouvoie. L'italien sépare les deux : parlate s'adresse à plusieurs personnes qu'on tutoie, et la forme de politesse est autre chose, un subjonctif — Scusi!, Senta!, Aspetti! Employer parlate pour vouvoyer un inconnu n'est pas une faute de grammaire : c'est un tutoiement collectif, et cela s'entend. Second écart : là où le français relie le pronom par un trait d'union — dis-moi —, l'italien le soude et double la consonne, dimmi.

Pouvoir, devoir, vouloir

9 Themen

Les quatre verbes sont les vôtres : potere, dovere, volere et sapere, réguliers dans leur emploi sinon dans leurs formes, suivis de l'infinitif nu — posso venire comme « je peux venir ». sapere et conoscere se partagent le terrain comme savoir et connaître, y compris so nuotare pour la compétence apprise. Ce qui change tient en une ligne et revient à chaque page : le pronom a deux places. Lo voglio vedere et Voglio vederlo sont corrects tous les deux, alors que le français n'en a qu'une, devant l'infinitif. Le reste se réduit à deux pièges nommés : bisogna ne se met jamais devant un nom, là où « il faut » en accepte un ; et au passé composé, l'auxiliaire du modal vient du verbe qui suit.

Les petits mots

5 Themen

Les prépositions ne se traduisent pas : elles s'apprennent collées au mot dont elles dépendent. Deux choses allongent le travail ici. La première se compte : le français contracte quatre fois, avec à et de seulement, et l'italien contracte cinq prépositions avec sept articles, ce qui fait trente-cinq mots qu'on lit plutôt qu'on n'apprend. La seconde est un relâchement, et c'est le seul de ce chapitre : le partitif, que le français ne peut jamais omettre — « je voudrais du pain », et jamais « je voudrais pain » —, est ici facultatif. Vorrei del pane et vorrei pane sont deux phrases correctes. En échange, le français arrive avec un cadeau : da couvre exactement ce que vos « chez », « depuis » et de se partagent.

Tutoyer et vouvoyer

4 Themen

La forme se règle en une ligne : la politesse italienne n'est pas un pluriel mais une troisième personne du singulier, Lei, féminine même devant un homme — Lei è tedesco? se construit comme « est-elle allemande ? ». Ce qui prend le reste du chapitre, ce sont les mots. Ils ne se découpent pas comme les vôtres. prego tient à lui seul « je vous en prie », « de rien » et « pardon ? ». « Désolé », au contraire, se dédouble : scusi quand on s'excuse de ce qu'on vient de faire, mi dispiace quand on regrette une situation, et les deux ne s'échangent pas. Et là où le français a un verbe — tutoyer, vouvoyer — l'italien n'a qu'une tournure, dare del tu.

Les verbes avec si

4 Themen

Les verbes pronominaux sont les vôtres, auxiliaire compris : mi sono alzato se construit comme « je me suis levé », avec essere et l'accord du participe. Deux choses ne traversent pas. La première : amare ne se dit pas d'un café. Le français « aimer » couvre les gens et les choses, l'italien réserve amare aux personnes et fait passer tout le reste par piacere, qui retourne la phrase — mi piace il caffè, « le café me plaît ». La seconde : votre on est un vrai sujet et reste au singulier quoi qu'il arrive, tandis que le si italien s'accorde avec ce qui suit : si vendono giornali.

Le passif

4 Themen

Le passif se fait avec essere et un participe qui s'accorde : la lettera è stata scritta, exactement comme « la lettre a été écrite ». L'agent, lui, ne se partage pas. Le français hésite entre « par » et de — construit par les Romains, aimé de tous, suivi de deux amis — et l'italien n'a qu'un mot, da, quel que soit le verbe. À côté de cela, trois constructions que le français n'a pas : venire à la place de essere quand il s'agit d'un processus et non d'un état ; la tournure avec si, qui est sur tous les panneaux ; et andare plus participe, qui est un passif avec un « il faut » déjà dedans.

Le congiuntivo

4 Themen

Le subjonctif est le vôtre, avec presque les mêmes déclencheurs : voglio che, benché, prima che, senza che. Deux choses se déplacent. La première est connue : penso che et credo che demandent le congiuntivo dès l'affirmative, là où « je pense que » garde l'indicatif et ne bascule qu'à la négative. La seconde est plus lourde et moins visible. Le français a laissé tomber l'imparfait du subjonctif : on dit « je voulais qu'il vienne », au présent, et « qu'il vînt » ne s'écrit plus qu'au concours. L'italien, lui, l'emploie tous les jours : volevo che venisse. La concordance des temps que vous avez abandonnée est ici obligatoire, et c'est le vrai travail de ce chapitre.

Les phrases avec si

7 Themen

Les trois couples sont les vôtres : « s'il pleut, je reste », « si j'avais le temps, je viendrais », « si j'avais su, je serais venu ». L'interdiction aussi — « si j'aurais » est la faute que tout le monde connaît, et se avrei l'est ici. Ce qui change est le contenu de la case, pas sa place. Après si le français met un imparfait de l'<b>indicatif</b> ; après se l'italien met un <b>subjonctif</b>, se avessi tempo. Le mode bouge, le temps reste. Deux petites choses en plus : l'italien accepte le futur après se, que le français refuse ; et votre ne explétif de « à moins qu'il ne pleuve » se retrouve ici tel quel, a meno che non piova.

Relier des phrases

4 Themen

Le français choisit son relatif d'après la fonction : qui pour le sujet, « que » pour l'objet, « dont » pour le complément en de, pour le lieu, « lequel » après une préposition. L'italien n'a presque rien de tout cela : che fait le sujet et l'objet, le masculin et le féminin, le singulier et le pluriel, et ne change jamais. Une seule autre forme apparaît, cui, et seulement après une préposition. Attention au faux ami au passage : chi ressemble à qui et n'en est pas la traduction. Il veut dire « celui qui » et ne peut pas suivre un nom — l'uomo chi parla n'existe pas.

Le discours indirect

5 Themen

La concordance est la vôtre : verbe introducteur au présent et rien ne bouge, verbe introducteur au passé et tout recule d'un cran. Dice che è stanco contre Ha detto che era stanco, exactement comme « il dit qu'il est fatigué » et « il a dit qu'il était fatigué ». Deux détails d'écriture changent, et ils reviennent à chaque phrase. Le premier : che ne s'élide jamais, pas même devant une voyelle — che è, jamais ch'è. Le second : dans la question rapportée, votre « ce que » n'a pas de traduction, parce qu'il n'y a rien à traduire : cosa reste cosa, et non so cosa vuoi dire se passe de tout appui.

Ce qui suit un verbe

8 Themen

L'italien range ses verbes exactement comme vous : rien, a, divoglio partire, comincio a partire, decido di partire —, et les listes se recouvrent presque. Ce chapitre vous coûtera donc peu de vocabulaire et beaucoup d'attention, parce que ce qui bouge n'est pas la préposition mais le pronom. « Je veux le voir » devient voglio vederlo, « en lui parlant » devient parlandogli, « après l'avoir lu » devient dopo averlo letto : à chaque fois le petit mot que le français place devant vient se souder à la fin, et le mot obtenu ne ressemble plus à rien de connu. Quelques verbes ont aussi changé de case — vos verbes de mouvement prennent ici un a —, mais c'est le pronom qui sépare une phrase italienne d'une phrase française traduite.

La finition

8 Themen

Rien de tout cela ne décide une phrase et tout y décide l'impression. molto est adjectif une fois et adverbe la fois suivante, et change de terminaison en conséquence ou pas du tout ; l'accent sur la dernière voyelle sépare des mots qui s'écriraient autrement pareil, si bien que e et è sont deux entrées distinctes du dictionnaire ; et l'apostrophe suit une règle qui n'est pas la vôtre — elle n'apparaît pas devant un et apparaît devant una, de sorte qu'elle finit par porter le genre. Deux autres habitudes françaises sont à défaire ici : l'espace devant le point d'interrogation, qui n'existe pas, et la majuscule de « un Allemand », qui descend en minuscule.