C2HistóriaComida e cozinha3 min
Les oliviers de la colline
Duas irmãs herdam cem oliveiras. Um promotor imobiliário oferece muito dinheiro — e a primeira colheita delas volta a pôr a questão.
Um relato sobre uma decisão. Repara no infinitif passé (avant d’avoir fait), no subjonctif depois de avant que e sans que e na linguagem precisa da colheita e do sabor.
Quand leur grand-mère est morte, en mars, Sophie et Camille ont hérité de ce qu’on appelait dans la famille « la colline » : un terrain en pente, au-dessus du village, avec cent oliviers environ, dont les plus vieux avaient connu, disait-on, la naissance de leur arrière-grand-père. Ni l’une ni l’autre n’habitait la région depuis vingt ans. Sophie était avocate à Lyon ; Camille enseignait la musique dans le Nord.
Un mois plus tard, un promoteur leur a écrit. Il voulait construire sur la colline dix maisons avec piscine, et le prix dont il parlait dépassait tout ce qu’elles avaient pu penser. Sophie, plus pratique, a tout de suite fait les comptes. Camille n’a rien dit, ce qui chez elle voulait dire non, sans qu’elle sache encore très bien pourquoi.
Elles ont décidé d’attendre l’automne avant que quoi que ce soit ne se décide. Vendre avant d’avoir fait une seule récolte, c’était vendre sans savoir ce que la colline avait à offrir. En novembre, elles sont donc revenues, ont emprunté au voisin des grands draps et des échelles, et ont fait la récolte elles-mêmes, comme leur grand-mère l’avait faite pendant soixante ans.
Ce fut plus dur qu’elles ne l’avaient cru. Il faisait froid le matin, les branches blessaient les bras, et le dos protestait dès le deuxième jour. Mais il y avait aussi le silence de la colline, le bruit sec des fruits qui tombent sur les draps, et le soir, la fatigue partagée autour d’un feu. Le voisin, un homme qui parlait très peu, est venu les aider trois jours de suite, sans qu’elles aient eu besoin de le lui demander.
À la coopérative du village, leurs huit cents kilos ont donné un peu plus de cent litres d’une huile verte, piquante, presque amère au fond de la gorge. Le vieux responsable l’a goûtée sur un morceau de pain et a dit oui de la tête : « C’est l’huile de votre grand-mère. Il n’y en a pas deux comme ça dans la vallée. »
Sophie a compté de nouveau le soir même. Les chiffres n’avaient pas changé ; elle, si. Les deux sœurs n’ont pas répondu au promoteur. Elles reviennent désormais chaque novembre, et l’huile, mise en bouteilles sans étiquette, est devenue le seul cadeau que la famille entière attend avec impatience.
En mars, la grand-mère de Sophie et Camille est morte. Les deux sœurs reçoivent « la colline » : un terrain au-dessus du village, avec cent vieux oliviers. Mais elles n’habitent plus dans la région. Sophie est avocate à Lyon, Camille est professeur de musique dans le Nord.
Un mois plus tard, un promoteur écrit. Il veut construire dix maisons avec piscine sur la colline, et il offre beaucoup d’argent. Sophie fait tout de suite les comptes. Camille ne dit rien : pour elle, c’est non. Mais elle ne sait pas encore pourquoi.
Elles décident d’attendre l’automne. Elles veulent savoir ce que la colline a à offrir. En novembre, elles reviennent et font la récolte elles-mêmes, comme leur grand-mère.
C’est difficile. Il fait froid le matin, les branches font mal aux bras, et elles ont mal au dos. Mais il y a le silence de la colline et, le soir, un feu. Le voisin, qui parle très peu, vient les aider trois jours, sans qu’elles demandent rien.
À la coopérative, leurs fruits donnent cent litres d’une huile verte et un peu amère. Le responsable la goûte avec du pain et dit : « C’est l’huile de votre grand-mère. Il n’y en a pas deux comme ça. »
Le soir, Sophie compte de nouveau. Les chiffres sont les mêmes, mais elle a changé. Les deux sœurs ne répondent pas au promoteur. Maintenant, elles reviennent chaque novembre, et toute la famille attend leur huile.
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Gramática neste texto
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avant d’avoir fait une seule récolte
O infinitif passé depois de avant de: avant d’avoir fait une seule récolte — antes de ter feito alguma coisa. O infinitif passé →
avant que quoi que ce soit ne se décide · sans qu’elle sache · sans qu’elles aient eu besoin
avant que e sans que exigem o subjonctif: avant que quoi que ce soit ne se décide (com um ne estilístico), sans qu’elle sache, sans qu’elles aient eu besoin. Quando se usa o conjuntivo →
Ni l’une ni l’autre n’habitait
Ni l’une ni l’autre + ne: nenhuma das duas — o verbo é negado só com ne. Outras negações: jamais, rien →
As listas de palavras deste texto
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Perguntas de compreensão
5 perguntas sobre o texto. A cada resposta aparece a frase em que ela está — uma pergunta cuja resposta não se encontra no texto não avalia nada.
1. Que voulait le promoteur ?
Lis le deuxième paragraphe.
Cherche le verbe « construire ».
Il voulait construire sur la colline dix maisons avec piscine
2. Comment Camille réagit-elle à l’offre ?
Lis la fin du deuxième paragraphe.
Cherche « n’a rien dit ».
Camille n’a rien dit, ce qui chez elle voulait dire non
3. Pourquoi les sœurs attendent-elles l’automne ?
Lis le troisième paragraphe.
Cherche « avant d’avoir fait ».
c’était vendre sans savoir ce que la colline avait à offrir
4. Qui les aide pendant la récolte ?
Lis la fin du quatrième paragraphe.
Cherche le mot « voisin ».
Le voisin, un homme qui parlait très peu, est venu les aider trois jours de suite
5. Que dit le responsable de la coopérative ?
Lis le cinquième paragraphe.
Cherche ce qu’il dit après avoir goûté.
C’est l’huile de votre grand-mère.