Aller au contenu
EveryLingua

Die ganze Grammatik

121 Themen in 16 Bereichen. Jedes Thema hat eine Stufe, eine Erklärung auf Deutsch, Beispielsätze mit Übersetzung, den typischen deutschen Fehler und eigene Übungen.

Als Lernpfad, durchnummeriertAls Karte: die Zeitformen auf einer Zeitleiste

Ser, estar et hay

7 Themen

Le français a un verbe pour cela, l'espagnol en a deux, et le choix n'est pas un cas de bord : il se pose dans presque chaque phrase que l'on dit le premier jour. Soy alemán et Estoy cansado sont tous les deux « je suis », et aucun des deux verbes ne peut remplacer l'autre. C'est pourquoi cette section vient en tête : la sauter, c'est bâtir toutes les phrases suivantes sur un tirage au sort.

Le présent

9 Themen

Un verbe espagnol porte la personne dans sa terminaison. C'est pourquoi le pronom reste le plus souvent de côté, et pourquoi il faut vraiment savoir les terminaisons et pas seulement les reconnaître : confondre hablo et habla, ce n'est pas parler flou, c'est dire autre chose. Il y a trois séries — pour les verbes en -ar, -er et -ir — et les verbes les plus fréquents s'en écartent. Ce n'est pas de la mauvaise volonté : les mots dont on se sert le plus sont les irréguliers dans toutes les langues, le français compris.

Les noms et les articles

8 Themen

Un nom espagnol est masculin ou féminin — il n'y a pas de neutre, exactement comme en français. La bonne nouvelle s'arrête là : les deux langues répartissent les mots différemment, et assez souvent pour qu'on ne puisse pas se fier au réflexe. « la voiture » est el coche, « le lait » est la leche. C'est pourquoi on apprend ici un nom toujours avec son article — la mesa, jamais mesa.

Les adjectifs

9 Themen

Voici le domaine où le français donne le plus et trompe le moins : l'adjectif espagnol s'accorde en genre et en nombre, comme en français, et il se place normalement *après* le nom, comme en français. Ce qui change tient en deux points. D'abord l'accord vaut partout, y compris après le verbe, où le français l'exige aussi mais où l'oreille l'entend moins. Ensuite, la liste des adjectifs qui changent de sens selon la place n'est pas la même : « un grand homme » et « un homme grand » se disent aussi en espagnol, mais quelques mots s'ajoutent et quelques-uns manquent.

Les pronoms

10 Themen

Le français place déjà ses pronoms compléments *devant* le verbe conjugué, et c'est le plus gros cadeau que cette langue fasse ici. Deux choses changent quand même, et elles se compensent mal. Le pronom sujet, obligatoire en français, disparaît presque toujours en espagnol, parce que la terminaison dit déjà la personne. Et quand deux pronoms se suivent, l'ordre s'inverse : le français dit « je le lui donne », l'espagnol se lo doy — la personne d'abord, la chose ensuite.

Questions et négation

7 Themen

Deux choses plus simples en espagnol qu'en français, et une qui diffère. Plus simples : la question ne demande ni « est-ce que » ni inversion — la phrase reste telle quelle et seule la voix monte. La négation tient en un mot, no, juste devant le verbe : le « ne … pas » en deux morceaux disparaît. Ce qui diffère, c'est la double négation, et là le français aide : « je n'ai rien vu » a lui aussi deux marques, et no he visto nada est bâti exactement pareil.

Le passé

10 Themen

Voici le domaine où le français fait le plus gros cadeau de tout le cours. L'opposition espagnole entre comí et comía — accompli contre inaccompli — est exactement celle du passé composé et de l'imparfait. « Je mangeais » et « je mangeai » se traduisent l'un par l'imperfecto, l'autre par l'indefinido, sans réflexion. Ce qui reste à apprendre est d'un autre ordre : l'espagnol se sert tous les jours d'un passé simple que le français a réservé à l'écrit, et il garde un passé composé pour ce qui n'est pas fini.

Le futur

6 Themen

L'espagnol a un futur facile et un futur soutenu, et au quotidien c'est le facile qui gagne : voy a llamar plutôt que llamaré. C'est exactement l'opposition française entre « je vais appeler » et « j'appellerai », et le réflexe français est ici le bon. Ce que le français ne prépare pas, c'est l'endroit où le futur espagnol cesse de parler du temps. Serán las ocho ne veut pas dire « il sera huit heures » mais « il doit être huit heures » — la forme du futur porte la supposition sur le présent. Et le condicional, bâti comme un futur vu du passé, fait de même pour hier tout en étant la politesse de toute demande.

Demandes et ordres

6 Themen

Le français a un impératif et le nie avec « ne … pas », sans changer le verbe. L'espagnol prend deux voies. À l'affirmatif il a des formes à lui, et la deuxième personne du singulier est simplement la troisième personne du présent : habla, come, vive. Au négatif ces formes disparaissent et le subjonctif prend la place : no hables, no comas. Le même mot, deux formes sans rapport, et la seule différence est le no. S'y ajoute la forme de politesse : usted prend toujours le subjonctif, à l'affirmatif comme au négatif — une forme au lieu de deux.

Pouvoir, devoir, vouloir

6 Themen

Le français n'a pas non plus de « verbes modaux » à conjugaison propre : pouvoir, devoir et vouloir sont des verbes comme les autres, suivis d'un infinitif. L'espagnol fait pareil avec poder, querer et deber, et sur ce point il n'y a rien à changer. La difficulté est ailleurs : dans l'obligation. L'espagnol a trois tournures pour « devoir » et elles ne sont pas interchangeables. tener que est l'obligation personnelle, hay que l'obligation générale, et deber celle qui vient du principe. Traduire les trois par « il faut » revient à perdre exactement la distinction que l'espagnol fait.

Les prépositions

8 Themen

L'espagnol a remarquablement peu de prépositions, et chacune porte donc beaucoup. de à lui seul couvre ce que le français partage entre « de », « en » et le complément du nom. Le français aide énormément ici, parce que ses prépositions se répartissent presque comme les espagnoles. Deux choses résistent. por et para se partagent le « pour » français, et la frontière passe entre la cause et le but. Et le *a personnel* n'a aucun équivalent : devant une personne complément d'objet direct, il faut un a, et sans lui la personne devient une chose.

Le subjonctif espagnol

8 Themen

Le français possède un subjonctif, il le déclenche après à peu près les mêmes verbes, et cette ressemblance rend la chose plus difficile, pas plus facile. Trois différences font presque toutes les fautes. D'abord espérer : le français dit « j'espère qu'il vient », à l'indicatif, alors que l'espagnol dit espero que venga, au subjonctif — et c'est le verbe le plus fréquent de la liste. Ensuite l'imparfait du subjonctif, qui ne vit plus en français que dans les livres, alors qu'il sert tous les jours en espagnol : « je voulais qu'il vienne » se dit quería que viniera. Enfin si, où le français met l'imparfait de l'indicatif et l'espagnol le subjonctif : « si j'avais le temps » devient si tuviera tiempo. Le reste se transfère presque tel quel.

Les phrases conditionnelles

6 Themen

Le français et l'espagnol ont les trois mêmes couples, dans le même ordre, avec le même interdit au milieu : après si, ni futur ni conditionnel, exactement comme après « si » en français. « Si j'ai le temps, je t'appellerai », « si j'avais le temps, j'irais », « si j'avais su, je serais venu » se transposent morceau par morceau. Ce qui reste à apprendre tient en trois détails que le français ne prépare pas. *Le si espagnol ne s'élide jamais* : « s'il pleut » s'écrit si llueve et « s'il vient » si él viene, en deux mots. *Le « sinon » français se coupe en deux* et devient si no, parce que sino attaché veut dire tout autre chose. Et *« au cas où » ne prend pas de conditionnel* en espagnol, alors que c'est la seule conjonction française qui en exige un.

Le passif

6 Themen

Le français dispose de trois solutions et l'espagnol de trois aussi, mais elles ne se répondent pas une à une. Le pivot est le mot *on*, qui fait à lui seul deux métiers : « on m'a volé mon vélo » désigne quelqu'un de réel qu'on ne nomme pas, tandis que « on mange bien ici » ne désigne personne. L'espagnol sépare les deux : le premier devient me han robado la bici, troisième personne du pluriel sans pronom, et le second devient aquí se come bien, avec le se impersonnel. Le passif en ser existe et ressemble au vôtre, participe accordé compris, mais il appartient à la presse et aux rapports. Et une distinction que le français ne marque pas du tout se lit ici dans le verbe : La puerta fue cerrada est la fermeture, La puerta está cerrada est la porte close.

Les subordonnées

6 Themen

La construction est celle du français : le verbe ne bouge pas, rien ne s'inverse, Sé que vienes mañana se lit comme «je sais que tu viens demain». Ce qui demande du travail, ce sont les mots de liaison, parce que le français en a souvent deux là où l'espagnol en a un, et l'inverse. *Qui et que se confondent en un seul que* : « l'homme qui vient » et « l'homme que je vois » se disent tous deux que, et quien ne sert qu'après une préposition. À l'inverse, *« pendant que » et « tandis que » se distinguent d'une seule lettre* : mientras pour le temps, mientras que pour l'opposition. Et *« car » n'a pas d'équivalent* : l'espagnol le rend par porque ou par pues, qui n'est pas tout à fait la même chose.

Les finitions

9 Themen

Tout est facultatif ici au sens où la phrase reste correcte sans, et rien ne l'est si l'on veut être entendu comme un locuteur et non comme un manuel. Deux points reviennent sans cesse pour un francophone. *L'accent espagnol ne dit qu'une chose* : où tombe l'accent tonique. Il n'y en a qu'un, il penche toujours du même côté, et il ne dit rien de la prononciation de la voyelle — è et ê n'existent pas. Et *l'espagnol déplace les mots là où le français détache* : « c'est Ana qui a appelé » se dit Llamó Ana, en changeant l'ordre plutôt qu'en ajoutant une tournure. Restent les petits mots qui donnent le ton, les tournures à deux verbes, et deux faux amis qui se glissent précisément là où l'on cherche un connecteur.