C2RaccontoVita quotidiana3 min
Le soir où la lumière s’est éteinte
Un blackout in un grande condominio: tre ore senza luce, e i vicini si incontrano per la prima volta.
Un racconto dal tono saggistico. Fai attenzione all’enfasi (ce qui …, c’est …), al passivo con se e alle frasi lunghe ma costruite con chiarezza.
Dans notre immeuble de neuf étages, nous étions, comme dans la plupart des immeubles des grandes villes, des étrangers polis. On se saluait dans l’ascenseur, on se faisait savoir par petits mots glissés sous les portes qu’il y avait trop de bruit, et on savait des voisins ce que les boîtes aux lettres voulaient bien en dire : un nom, parfois deux, presque jamais plus.
Un soir de janvier, vers sept heures, l’électricité a été coupée dans tout le quartier. Ce qui m’a frappé d’abord, ce n’est pas le noir, mais le silence. Plus de frigo, plus de chauffage qui ronronne, plus d’écrans. Pendant quelques minutes, chacun est resté chez soi, persuadé que la lumière allait revenir. Elle n’est pas revenue.
C’est Madame Lenoir, du quatrième, qui a ouvert la première sa porte. Elle avait des bougies, beaucoup de bougies — « on ne sait jamais », a-t-elle dit plus tard en riant —, et elle a commencé à les donner sur le palier. Une à une, les portes se sont ouvertes. Un jeune couple du premier est monté avec une radio à piles. Un étudiant que personne n’avait jamais remarqué a offert de faire du thé sur son réchaud de camping.
Au bout d’une heure, nous étions vingt environ dans l’escalier et sur le palier du quatrième, assis sur les marches, enveloppés dans des couvertures. On a parlé d’abord avec prudence, puis avec de moins en moins de peur. On a appris que le monsieur du deuxième, qu’on trouvait si froid, avait chanté dans des cafés toute sa jeunesse ; que la famille du troisième venait d’arriver d’un pays lointain et ne connaissait encore personne ; que Madame Lenoir vivait seule depuis la mort de son mari, il y a douze ans.
Quand la lumière est revenue, un peu avant dix heures, il y a eu un moment étrange. Personne n’a montré sa joie. Les gens se sont levés lentement, presque à regret, comme on quitte une fête trop tôt. Chacun est rentré chez soi.
Rien, depuis, n’a beaucoup changé, et pourtant tout a changé un peu. On se dit bonjour par son prénom. La famille du troisième dîne chez Madame Lenoir le dimanche. Et sur le panneau près des boîtes aux lettres, quelqu’un a affiché une feuille : « Liste des bougies disponibles en cas de panne ». Elle compte déjà quatorze noms.
Notre immeuble a neuf étages. Les voisins ne se parlaient pas. On se disait bonjour dans l’ascenseur, c’est tout. On savait seulement les noms sur les boîtes aux lettres.
Un soir de janvier, à sept heures, il n’y a plus d’électricité dans tout le quartier. Ce qu’il remarque d’abord, c’est le silence : plus de frigo, plus de chauffage, plus d’écrans. Chacun reste chez soi et attend.
Madame Lenoir, du quatrième étage, ouvre sa porte la première. Elle a beaucoup de bougies et elle les donne aux voisins. Puis les autres portes s’ouvrent. Un jeune couple apporte une radio. Un étudiant fait du thé.
Après une heure, vingt voisins sont assis dans l’escalier, sous des couvertures. Ils parlent. Le monsieur du deuxième a chanté dans des cafés quand il était jeune. Une famille du troisième vient d’arriver d’un pays lointain. Madame Lenoir vit seule depuis douze ans.
Quand la lumière revient, vers dix heures, personne n’est content. Chacun rentre chez soi, un peu triste.
Depuis, les voisins se disent bonjour avec leur prénom. La famille du troisième mange chez Madame Lenoir le dimanche. Et près des boîtes aux lettres, il y a maintenant une feuille : « Liste des bougies disponibles en cas de panne ». Il y a déjà quatorze noms.
Un clic su una parola la cerca nel lessico di questo sito.
- Parole
- 387
- Frasi
- 24
- Parole per frase
- 16,1
- nel lessico
- 100 %
- livello misurato
- B2
- Tempo di lettura
- 3 min
Grammatica in questo testo
Queste forme compaiono nel testo in un uso reale. Con «Mostra la grammatica», sopra il testo, vengono evidenziate.
Ce qui m’a frappé d’abord · C’est Madame Lenoir, du quatrième, qui a ouvert
Enfasi con ce qui …, c’est … e c’est … qui: Ce qui m’a frappé d’abord, ce n’est pas le noir, mais le silence; C’est Madame Lenoir … qui a ouvert. Mettere in rilievo: c’est … qui →
les portes se sont ouvertes · on se faisait savoir
Un verbo riflessivo con valore passivo: les portes se sont ouvertes, come «si sono aperte»; e se faire + infinito: on se faisait savoir (ci si faceva sapere a vicenda). Passivo con se e se faire →
l’électricité a été coupée
Il passivo con être + participio, senza agente: l’électricité a été coupée. Il passivo con être →
Le parole da C2 in su in questo testo
Non le parole difficili in assoluto, ma quelle del tuo livello: tutte le 1 delle 206 parole di questo testo sono di livello C2 o superiore. Tutto il resto lo conosci già, se sei arrivato fin qui.
ronronner
fare le fusa
C2
Le liste di parole di questo testo
Le parole di questo testo si trovano in 33 liste di questo sito; il numero accanto dice quante vengono da ciascuna lista. Chi ha letto il testo ha appena avuto bisogno proprio di queste parole — e può ripassare esattamente quelle.
Domande di comprensione
5 domande sul testo. A ogni risposta compare la frase in cui si trova — una domanda la cui risposta non si ritrova nel testo non verifica niente.
1. Comment le narrateur décrit-il les voisins avant la panne ?
Lis le premier paragraphe.
Cherche « nous étions ».
des étrangers polis
2. Qu’est-ce qui frappe d’abord le narrateur ?
Lis le deuxième paragraphe.
Cherche « ce qui m’a frappé ».
ce n’est pas le noir, mais le silence
3. Qui ouvre sa porte la première ?
Lis le troisième paragraphe.
Cherche « la première ».
C’est Madame Lenoir, du quatrième, qui a ouvert la première sa porte.
4. Qu’apprend-on sur le monsieur du deuxième ?
Lis le quatrième paragraphe.
Cherche « deuxième ».
avait chanté dans des cafés toute sa jeunesse
5. Qu’est-ce qui montre que quelque chose a changé ?
Lis le dernier paragraphe.
Cherche le mot « liste ».
« Liste des bougies disponibles en cas de panne »