C2 · 24 mots
Sémiotique
Comment une chose en vient à en signifier une autre, et les mots allemands pour la lire.
La première entrée est die Semiotik, et le mot a servi au chevet des malades bien avant de servir aux linguistes. Il remonte au grec sêma, le signe, la marque — et, chez Homère, le tertre élevé sur une tombe, le signe qui dit où quelqu’un repose. De sêma est tiré sêmeion, l’indice, le signal, puis l’adjectif sêmeiôtikos, qui sait observer les signes. Les médecins grecs en ont fait une partie de leur art : lire sur le corps les signes d’une maladie. C’est ce sens que la médecine européenne a gardé pendant des siècles, et l’allemand le connaît encore : les dictionnaires donnent toujours à die Semiotik une seconde définition, médicale, synonyme de die Symptomatologie. Le sens que porte cette liste, une théorie de tous les signes, n’est venu qu’ensuite, quand philosophes et linguistes ont repris le mot pour les mots, les images et les gestes. Le français a la même famille avec « la sémiotique » et « la sémantique ». Dans cette liste, die Semiose montre la racine au travail : le processus par lequel une chose se met à signifier, et qui, d’une interprétation à l’autre, ne s’arrête jamais.
Les mots
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