C2 · 38 mots
Politique de sécurité
Dissuasion, escalade et mandat, dans les mots qu’emploie vraiment le débat allemand — décrits, non jugés.
Der Kommandeur n’est pas un « commandeur ». En français, le mot désigne d’abord une dignité dans un ordre honorifique — commandeur de la Légion d’honneur, entre officier et grand officier. En allemand, c’est un titre de fonction tout à fait concret : l’officier qui commande une unité, du bataillon à la division, ou le contingent national d’une mission à l’étranger. Là où le français dit « chef de corps » ou « commandant du contingent », l’allemand dit der Kommandeur, et personne n’y entend de décoration. Une seconde nuance attend le lecteur francophone : der Kommandant existe aussi, mais il commande un navire, un aéronef, un char ou une place forte — un engin ou un lieu plutôt qu’une unité. Enfin, ni l’un ni l’autre n’est un grade : le « commandant » français, c’est-à-dire le chef de bataillon, se dit der Major. On lira donc sans hésiter Der Kommandeur des Kontingents meldete sich aus dem Feldlager : il s’agit de l’officier responsable sur place, pas d’une personne décorée.
Les mots
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