C1 · 57 mots
Assurance et sinistre
De la franchise que l’on garde à sa charge jusqu’au recours de l’assureur contre le responsable.
Le verbe obliegen, d’où vient die Obliegenheit, se construit comme « incomber » : la tâche est le sujet, et la personne qui en est chargée passe au datif. Es obliegt dem Versicherungsnehmer, den Schaden zu melden, « il incombe au preneur d’assurance de déclarer le sinistre ». Le datif répond au « à » du français. La vraie difficulté est ailleurs : obliegen fait partie des rares verbes allemands qui admettent les deux conjugaisons, inséparable et séparable, sans changer de sens. L’usage actuel, celui des contrats, est inséparable : es obliegt ihm, es oblag ihm, et le participe oblegen, sans ge-. Des textes plus anciens emploient aussi la forme séparable : es liegt ihm ob, es lag ihm ob, participe obgelegen. Le lecteur qui rencontre ce ob isolé en fin de phrase croit volontiers à la conjonction « si » ; c’est la particule du verbe, rejetée à la fin comme celle de n’importe quel verbe séparable. Pour écrire, on choisit la forme inséparable, qui n’étonne personne. Le nom garde le sens de charge : die Obliegenheit est une obligation que l’assureur ne peut pas exiger en justice, mais dont le non-respect peut coûter la garantie.
Les mots
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