C1 · 51 mots
Négocier et conclure un contrat
De la première prise de contact à la clause qui permet d’en sortir.
Paraphieren est un mot qu’un lecteur français reconnaît avant de l’avoir appris : c’est notre « parapher », passé en allemand avec le suffixe -ieren que l’allemand donne à tant de verbes empruntés. Le nom qui est derrière, « le paraphe », vient du latin médiéval paraphus, forme abrégée de paragraphus, lui-même tiré du grec : c’était le signe tracé en marge pour marquer un passage. De la marque dans la marge on est passé à la marque de la main, un trait, des initiales, une signature réduite. L’allemand a gardé le verbe pour un usage précis, surtout diplomatique et contractuel. Quand les négociateurs paraphieren un texte, ils y apposent leurs initiales pour attester que c’est bien la version négociée, mot pour mot ; ils ne s’engagent pas encore. La signature, die Unterzeichnung, vient après, souvent une fois qu’un parlement ou un conseil a donné son accord. D’où la phrase qu’on lit dans la presse : Das Abkommen ist paraphiert, aber noch nicht unterzeichnet. Le mot ne dit donc pas « c’est signé », il dit « le texte est arrêté ».
Les mots
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