Aller au contenu
EveryLingua

Apprendre l’anglais : questions fréquentes

32 questions qu’on se pose vraiment en apprenant la langue, avec des réponses qui se suffisent à elles-mêmes. Là où il y a davantage à dire, le lien vient en dessous — pas à la place de la réponse.

Commencer

Par où commencer, combien de temps il faut, quel anglais apprendre et ce que veulent dire les niveaux.

Comment commencer à apprendre l’anglais ?

Avec trois choses en même temps, pas l’une après l’autre : le présent et le passé des verbes de tous les jours, les premiers mots d’usage constant, et l’habitude de dire des phrases entières à voix haute. Ce dernier point compte beaucoup. Le français aussi s’écrit autrement qu’il ne se prononce, mais selon des règles assez stables ; l’anglais, beaucoup moins, et celui qui se contente de lire se fabrique une prononciation qu’il devra défaire plus tard. Quant à celui qui apprend d’abord toute la grammaire, puis le vocabulaire, il passe des mois sans rien avoir à dire ; et celui qui n’apprend que du vocabulaire récite des listes.

La grammaire, niveau par niveau

Que veulent dire A1, A2, B1, B2, C1 et C2 ?

Ce sont les six niveaux d’une échelle européenne, des premières phrases (A1) à la maîtrise sans effort (C2). Les sigles sont libres d’usage ; les descriptions officielles de chaque niveau sont protégées par le droit d’auteur, et ce site ne les reproduit volontairement pas. Vous trouverez ici un classement propre de la matière, avec un critère annoncé : la question n’est pas de savoir si un mot est difficile, mais à partir de quand on ne peut plus avancer sans lui. grandmother est long et se trouve en A1, parce que tout le monde en a une ; to entail est court et se trouve tout en haut, parce qu’on peut s’en passer pendant des années.

Les six niveaux en détail

Combien de temps faut-il pour apprendre l’anglais ?

Il n’existe pas de chiffre honnête en heures, et la page qui en donne un comme un fait l’a inventé : cela dépend de ce qu’on sait déjà, de la fréquence à laquelle on pratique et de l’usage qu’on veut faire de la langue. Deux choses peuvent se dire. Un francophone part avec un avantage à la lecture, parce qu’une grande partie du vocabulaire anglais vient du français, héritage de la conquête normande — government, justice, table, beef — et se reconnaît du premier coup. Et ce qui coûte le plus, c’est souvent l’oreille : comprendre l’anglais parlé reste longtemps en retard sur la lecture, et c’est normal, pas le signe que quelque chose ne va pas.

Comment fonctionnent les révisions ici

L’anglais est-il difficile pour un francophone ?

Côté grammaire, moins qu’on ne le croit : le verbe se conjugue à peine (I work, you work, we work), l’adjectif ne s’accorde pas et le nom n’a pas de genre, si bien qu’une bonne partie de ce qui rend le français difficile disparaît. La difficulté est ailleurs. Dans la prononciation, qui repose sur des sons que le français n’a pas et sur un accent tonique qui change de place d’un mot à l’autre ; dans les temps du passé, où le passé composé ne dit pas lequel choisir ; et dans les phrasal verbs, qui n’ont pas d’équivalent. Mieux vaut le savoir dès le départ, pour ne pas mesurer ses progrès à la seule grammaire.

La grammaire, niveau par niveau

Faut-il apprendre l’anglais britannique ou américain ?

D’abord l’un des deux, de façon cohérente ; lequel importe peu — le mélange sonne bancal. Les différences de grammaire sont peu nombreuses et précises ; celles de vocabulaire sont plus nombreuses et se rencontrent tous les jours : flat et apartment, lift et elevator, petrol et gas. L’orthographe change aussi dans quelques familles de mots : colour et color, centre et center. Ce site écrit en anglais britannique et indique la forme américaine là où elle diffère.

Ce qui change entre britannique et américain

Grammaire

Les points sur lesquels l’anglais trompe le plus souvent un francophone.

Quand utiliser le Simple Past et quand le Present Perfect ?

Le Simple Past quand le moment compte et qu’il est terminé : I saw her yesterday. Le Present Perfect quand le résultat vaut encore maintenant ou que la période n’est pas close : I have seen her. Le français n’aide pas ici, parce que le passé composé couvre les deux : « je l’ai vue hier » et « je l’ai vue » ont la même forme. D’où l’erreur typique, I have seen her yesterday. La question fiable n’est donc pas « quel temps en français ? », mais : y a-t-il, ou pourrait-il y avoir, une indication de temps déjà révolue ? Alors, Simple Past.

La différence en détail

since ou for ? Et comment dit-on « j’habite ici depuis trois ans » ?

since indique le point de départ, for la durée : since 2019, mais for three years. En français, les deux se disent « depuis », et le verbe reste au présent : « j’habite ici depuis trois ans ». L’anglais refuse ce présent : ce qui a commencé dans le passé et dure encore se met au Present Perfect, I have lived here for three years. I live here since three years est l’erreur classique, et elle en contient deux à la fois : le temps du verbe et la préposition.

Le Present Perfect avec since et for

Quand dit-on will et quand going to ?

going to quand la décision est déjà prise ou que quelque chose se prépare sous nos yeux : Look at those clouds — it’s going to rain. will quand on décide au moment de parler, et pour les offres et les promesses : I’ll help you with that. C’est là que le français égare, parce qu’il emploie volontiers le futur proche ou le présent pour une décision prise sur-le-champ — « attends, je vais t’aider », « je t’appelle demain ». En anglais, on dit alors Wait, I’ll help you et I’ll call you tomorrow.

Toutes les façons de parler du futur

Après un verbe, faut-il -ing ou to ?

Cela dépend du verbe qui précède, et aucune règle ne tient jusqu’au bout : c’est une liste. enjoy, avoid, finish, suggest veulent -ing ; want, decide, hope, promise veulent to. Le français pousse vers l’infinitif, parce que c’est la forme qu’il met après un autre verbe — « j’évite de conduire », « j’ai fini de manger » —, d’où I avoid to drive, qui est faux : I avoid driving. Quelques verbes acceptent les deux et changent alors de sens, et là le français aide : I stopped smoking, c’est « j’ai arrêté de fumer » ; I stopped to smoke, « je me suis arrêté pour fumer ».

Les verbes qui acceptent les deux formes

Comment construire les phrases avec if ?

Il y a trois types de base et un cas particulier. Le type 1 parle d’une chose possible (If it rains, we’ll stay in), le type 2 d’une chose peu probable ou imaginaire (If I had more time, I would come), le type 3 d’une chose qu’on ne peut plus changer (If I had known, I would have called). Ici, le français est un bon guide : « si j’avais plus de temps, je viendrais », « si j’avais su, j’aurais appelé » suivent exactement le même schéma. Et la règle selon laquelle le conditionnel ne va pas après « si » vaut aussi en anglais : après if, ni will ni would.

Tous les types avec des exemples

make ou do ? En français, les deux se disent « faire ».

C’est bien pour cela que c’est difficile. En gros : make quand quelque chose est créé (a decision, a mistake, a cake), do quand quelque chose est accompli (homework, the shopping, the washing-up). La règle ne va pas jusqu’au bout, et au-delà il ne reste qu’à apprendre les couples : c’est une habitude de la langue, pas une logique. Et souvent, « faire » ne se traduit par aucun des deux : « faire une photo », c’est take a photo ; « faire une promenade », go for a walk ; « faire attention », pay attention.

Pourquoi dit-on it, et pas he ou she, pour une chose ?

Parce que le nom anglais n’a pas de genre. En français, la clé est féminine et le livre masculin, et le pronom suit : « Où est la clé ? — Elle est sur la table. » En anglais, tout ce qui n’est pas une personne est it : Where’s the key? — It’s on the table. he et she sont réservés aux personnes, et aux animaux qu’on connaît. L’erreur est d’autant plus fréquente que le genre français vient tout seul, sans qu’on y pense.

Les pronoms personnels

À quoi sert le do des questions ?

En français, une question peut être la même phrase avec une autre intonation : « Vous habitez ici ? ». En anglais, cela ne suffit pas : il faut un verbe auxiliaire devant le sujet. Si la phrase en contient déjà un (is, can, have, will), on l’avance : Can you swim? Sinon, on ajoute do, does ou did, qui ne veut rien dire et ne porte que le temps et la personne : Do you live here? Does she work on Saturdays? Did they call? Même chose à la négation : I don’t know, jamais I not know.

Comment se forment les questions

Quand l’anglais met-il un article, et quand n’en met-il pas ?

Sur deux points, l’anglais fait exactement l’inverse du français. Quand on parle d’une chose en général, le français met l’article et l’anglais non : « la vie est courte », c’est life is short ; « j’aime les chiens », I like dogs. Et devant un métier, le français l’enlève et l’anglais l’exige : « je suis infirmière », c’est I’m a nurse. The life is short et I’m nurse sonnent aussi étrangement l’un que l’autre à une oreille anglaise.

Là où il n’y a pas d’article

Pourquoi l’adjectif se place-t-il avant le nom sans jamais changer ?

Parce qu’en anglais l’adjectif précède le nom et ne s’accorde avec rien : ni en genre ni en nombre. « Une voiture rouge », c’est a red car, et « deux voitures rouges », two red cars ; reds cars n’existe pas. Quand il y a plusieurs adjectifs, ils suivent en outre un ordre assez fixe — l’appréciation avant l’âge ou la couleur : a beautiful old house, pas an old beautiful house. Le français, qui place certains adjectifs avant et d’autres après, ne donne aucun repère ici ; l’ordre s’apprend avec des exemples.

L’ordre de plusieurs adjectifs

Vocabulaire et prononciation

Quels mots d’abord, comment les retenir et comment les dire.

Combien de mots anglais faut-il connaître ?

Aucun chiffre n’est honnête, parce que cela dépend de ce qu’on veut faire et de ce que signifie « connaître un mot ». Deux choses comptent davantage que le total. Un mot qu’on retrouve en parlant vaut plus que plusieurs qu’on ne fait que reconnaître en lisant ; mieux vaut donc s’entraîner du français vers l’anglais que relire des listes. Et ce qu’un francophone reconnaît sans effort, c’est surtout le vocabulaire soutenu : to obtain, to continue, to discover. Dans la conversation courante, on dit to get, to go on et to find out, qui ne ressemblent à rien de français — et ce sont ceux-là qu’il faut apprendre en premier.

Le vocabulaire de base par thèmes

Quels mots anglais apprendre en premier ?

Pas les plus intéressants, mais ceux qui reviennent dans une phrase sur deux : les verbes be, have, do, go, get, make, les petits mots but, still, already, enough, les nombres et l’heure. Ils passent inaperçus et portent la moitié de la phrase. Les listes par thèmes, comme les animaux, viennent après, si jolies qu’elles paraissent au début.

Les listes dans l’ordre où on en a besoin

Vaut-il la peine d’apprendre le vocabulaire par thèmes ?

Oui, une fois acquis les mots dont toute phrase a besoin. Les thèmes aident de deux façons : les mots d’une même situation se retiennent mieux ensemble — spoon, fork, knife —, et ils permettent de se préparer à une situation précise avant qu’elle arrive : un rendez-vous chez le médecin, une visite d’appartement, un entretien d’embauche. Ils trompent au tout début, quand une liste d’animaux semble plus gratifiante que les mots qui tiennent une phrase.

Le vocabulaire par thèmes

Comment retenir les mots durablement ?

En les révisant à des intervalles de plus en plus longs, et en se faisant interroger au lieu de relire. Celui qui relit une liste reconnaît les mots ; celui qu’on interroge doit aller les chercher, et c’est exactement ce qu’il faut faire en parlant. C’est pourquoi ce site les répartit dans des cases : ce qui est acquis revient au bout de quelques semaines, ce qui vacille dès le lendemain.

Vers les exercices

Quels sont les faux amis de l’anglais ?

Des mots qui ont l’air français et veulent dire autre chose. actually signifie « en fait », pas « actuellement » (qui se dit currently) ; eventually, « finalement », pas « éventuellement » ; library, « bibliothèque », la librairie étant une bookshop ; sensible, « raisonnable », là où « sensible » se dit sensitive ; to attend, « assister à », pas « attendre » ; deception, « tromperie », pas « déception ». Le plus coûteux se glisse dans les courriels professionnels : écrire we will eventually deliver, c’est promettre une livraison certaine mais tardive, pas une livraison possible.

Comment deviner le sens d’un mot anglais inconnu ?

Souvent grâce à la terminaison, et le français y aide, parce que plusieurs se correspondent presque terme à terme : -tion reste « -tion » (nation, situation), -ity devient « -ité » (possibility, university), -ly devient « -ment » (quickly, finally) et -ous devient « -eux » (dangerous, curious). Même sans savoir ce que veut dire le reste, la terminaison indique s’il s’agit d’un nom, d’un adverbe ou d’un adjectif, ce qui met déjà la phrase en ordre. Seuls les faux amis demandent de la méfiance : la forme correspond, le sens pas toujours.

Pourquoi l’anglais ne se prononce-t-il pas comme il s’écrit ?

Parce que son orthographe s’est largement figée avant que la prononciation ait fini d’évoluer, et qu’elle n’a jamais été réformée en profondeur. Le français connaît aussi des lettres muettes, mais un mot français inconnu se lit en général correctement ; un mot anglais, beaucoup moins. Les mêmes lettres sonnent différemment d’un mot à l’autre — though, through, tough — et deux mots écrits différemment peuvent se prononcer pareil, comme right et write. Conséquence pratique : chaque mot nouveau s’apprend avec son son, en l’écoutant, et ne se déduit pas des lettres.

Comment travailler la prononciation anglaise ?

Pas avec des sons isolés, mais avec des paires de mots qui ne diffèrent que par un seul : think et sink, hair et air, ship et sheep. Tant qu’on n’entend pas la différence, on ne peut pas la produire. Trois habitudes du français se remarquent vite : remplacer le th par un s ou un z, laisser tomber le h, qui en anglais se prononce presque toujours (hair n’est pas air), et mettre l’accent sur la dernière syllabe. En anglais, l’accent tonique a une place propre à chaque mot, et il peut même distinguer deux mots : le nom REcord et le verbe reCORD.

Que sont les phrasal verbs, et pourquoi sont-ils si difficiles ?

Ce sont des verbes associés à une petite particule — up, out, off, on — qui, ensemble, veulent dire quelque chose qu’on ne devine pas à partir des morceaux : give up, c’est « abandonner » ou « arrêter de » ; look after, « s’occuper de » ; turn down, « refuser » ou « baisser » (le son). Le français n’a rien de comparable : là où l’anglais assemble deux mots simples, il emploie un verbe à part entière. Et dans la conversation courante, l’anglais préfère presque toujours le phrasal verb : find out plutôt que discover, go on plutôt que continue. Ils s’apprennent comme des mots nouveaux, chacun avec sa phrase d’exemple.

Les phrasal verbs

Faut-il apprendre les verbes irréguliers par cœur ?

Oui, mais la tâche est plus petite qu’en français : un verbe irrégulier anglais a trois formes, et c’est tout — go, went, gone —, pas une conjugaison entière comme « aller, je vais, j’allais, j’irai ». L’ennui, c’est qu’aucune règle ne dit lesquels le sont ni comment ils changent : sing, sang, sung, mais bring, brought, brought. Beaucoup des verbes les plus fréquents sont irréguliers ; mieux vaut donc commencer par eux, à voix haute, avec les trois formes à la suite.

Les verbes irréguliers

Comment éviter de parler comme une traduction ?

En apprenant comme des blocs les tournures qu’on emploie réellement en anglais, au lieu de les construire mot à mot à partir du français. Là où le français « a », l’anglais « est » souvent : « j’ai faim », c’est I’m hungry ; « j’ai froid », I’m cold ; « j’ai vingt ans », I’m twenty. « Il fait chaud » se dit it’s hot, et « ça m’est égal », le plus souvent, I don’t mind. Aucune ne se déduit de ses parties, et ce n’est pas nécessaire : apprise une fois comme un tout, elle est là quand on en a besoin.

Les expressions du quotidien

Ce site

Ce qu’il coûte, ce qu’il enregistre et ce qu’il n’est pas.

Peut-on commencer ici sans aucune base ?

Oui. La grammaire commence par l’ordre de base de la phrase, le verbe to be et le présent ; toutes les explications sont en français, et chaque thème indique à quel niveau il appartient. Vous pouvez donc rester en A1 jusqu’à vous sentir à l’aise, et passer au niveau suivant quand ce sera le cas.

La grammaire, niveau par niveau

Ce site est-il gratuit ?

Oui, entièrement. Il n’y a ni compte, ni inscription, ni accès payant ; chaque explication, chaque liste de mots et chaque exercice est ouvert. Ce qui pourrait un jour devenir payant et ce qui restera gratuit dans tous les cas est expliqué ouvertement sur une page à part.

Qu’est-ce qui coûte quoi

Ce site enregistre-t-il mes données ?

Votre progression — les exercices faits, les cases de révision, les mots mis de côté — reste dans la mémoire de votre navigateur et ne quitte pas votre appareil. Il n’y a ni cookie ni compte. Ce que le serveur enregistre, et ce qu’il n’enregistre pas, figure dans la politique de confidentialité, rédigée pour pouvoir être vérifiée.

La politique de confidentialité

D’où vient le contenu de ce site ?

Chaque explication, chaque phrase d’exemple, chaque liste de mots et chaque exercice a été écrit pour ce site. Rien n’est repris d’un manuel, d’une grammaire, d’un dictionnaire ou d’un autre site d’apprentissage — pas même une liste de fréquences, car le choix et l’ordre d’une liste sont protégés, même si les mots pris isolément ne le sont pas.

Origine et droits

Peut-on apprendre ici sans connexion internet ?

Oui. Ce que vous avez ouvert une fois reste sur l’appareil, et la page d’exercices propose un bouton qui emporte tout le site à l’avance ; ensuite, tout fonctionne hors ligne, y compris les exercices et la progression. Seuls des fichiers de ce site sont enregistrés, rien qui vous concerne.

Vers la page d’exercices

Ce site prépare-t-il à un examen officiel ?

Non, et ce n’est pas de la modestie, c’est un constat : il ne suit le programme publié d’aucun examen et n’est reconnu par aucun organisme certificateur. Il explique et il interroge. Celui qui a besoin d’un certificat l’obtient auprès d’un centre d’examen ; ce qu’on pratique ici y aide, mais ne le remplace pas.

Comment les niveaux sont compris ici