C2 · 33 mots
Technique de fonderie
Percer le four, couler et alimenter un métal qui se rétracte en se solidifiant, et les défauts qu’il laisse.
Die Kokille est un mot que le lecteur francophone connaît sans le savoir : l’allemand l’a emprunté au français « coquille », et il ne l’a pris qu’avec le sens qu’il a dans une fonderie. Le français range beaucoup de choses sous ce mot ; l’allemand n’en a gardé que le moule métallique, réutilisable, dans lequel on coule le métal. Le mot a pris l’orthographe allemande, un K et une majuscule, et il a conservé le féminin de son modèle : die Kokille, la coquille. Pour vous, la correspondance est donc directe : der Kokillenguss est le moulage en coquille, qui s’oppose au moulage en sable, où le moule est détruit à chaque pièce. Dans une aciérie, le même mot désigne aussi la lingotière de la coulée continue, die Stranggießkokille. L’emprunt est exact, mais étroit : un Allemand ne dira jamais Kokille pour un coquillage, une coquille d’œuf ou une faute de frappe. Les autres mots de la liste ne vous offrent pas cette prise ; der Lunker, la retassure, et der Speiser, la masselotte, sont à apprendre tels quels.
Les mots
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