C2 · 46 mots
Des verbes qui remplacent une subordonnée
Un seul mot pour ce qui demanderait sinon une proposition entière.
Parmi ces verbes qui font le travail d’une subordonnée, une entrée est une locution entière : jemandem den Schneid abkaufen. Mot à mot, c’est à peu près « acheter à quelqu’un son tranchant », et un lecteur français pense d’abord à la lame. Mais der Schneid, au sens figuré, c’est l’aplomb, le cran, l’audace ; le mot est familier, surtout dans le Sud, et en Bavière comme en Autriche on dit die Schneid. Retirer à quelqu’un son cran, c’est l’intimider au point qu’il n’ose plus rien : la locution dit en quatre mots ce que le français rend par « démonter quelqu’un » ou « lui faire perdre ses moyens ». On l’entend souvent à la forme négative, comme un défi : Davon lasse ich mir nicht den Schneid abkaufen, « ce n’est pas ça qui va me faire perdre mon aplomb ». Le datif désigne celui qui perd quelque chose, exactement comme dans abringen ou vorenthalten, deux autres verbes de la liste. On dit aussi Schneid haben, avoir du cran ; ailleurs, on dira plus volontiers Mut, ou le vieil emprunt au français Courage, qu’un Allemand prononce à la française.
Les mots
Cette liste fait partie de La charpente de la phrase — 13 listes et 520 mots qu’on peut aussi réviser d’un bloc.
Réviser cette liste
Choix et textes à trous, à partir de ces 46 mots exactement. Ce que vous ratez revient demain.