C2 · 42 mots
Droit de l’insolvabilité
La demande, l’actif, l’ordre des paiements — et ce que l’administrateur peut encore faire revenir.
Die übertragende Sanierung désigne la cession de l’entreprise en activité : un repreneur rachète l’exploitation, les salariés et les contrats, et la société défaillante reste une coquille vide qu’on liquide. Le piège, pour un lecteur français, n’est pas le nom mais l’adjectif. Übertragend est un participe I : l’infinitif übertragen suivi d’un -d. Il a un sens actif — c’est l’assainissement qui transfère. Le participe II, lui, est übertragen tout court, et il est passif : der übertragene Betrieb, l’exploitation qui a été transférée. Dans la même scène, die übertragende Sanierung et der übertragene Betrieb décrivent donc l’opération et ce qu’elle a déplacé, et une seule lettre, le d, fait passer de celui qui agit à ce qui subit. C’est justement celle qu’on n’entend plus quand on parle vite. Placé devant le nom, le participe I se décline comme n’importe quel adjectif : bei der übertragenden Sanierung, eine übertragende Sanierung. Le français dirait plutôt « par cession » ou « avec transfert » ; l’allemand fait de l’action elle-même un adjectif. La liste emploie le même moule ailleurs : drohende Zahlungsunfähigkeit, c’est l’insolvabilité qui menace, pas encore celle qui est là.
Les mots
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