C2 · 32 mots
Glaciologie
La glace qui s’écoule, ce qu’elle sculpte en chemin et ce qu’elle consigne dans ses couches.
Die Gletschermühle se traduit sans hésiter par « le moulin glaciaire », et la traduction est juste — à moitié. Le mot allemand désigne deux choses posées l’une au-dessus de l’autre, que le français sépare. La première est celle que l’on connaît : le puits vertical où un torrent de fonte plonge dans le glacier et disparaît vers le lit. La seconde se trouve plus bas, dans la roche elle-même. Là où cette eau tombe longtemps au même endroit, en faisant tourner du sable et des galets, elle creuse dans le granite ou le calcaire une cuve ronde et lisse, parfois profonde de plusieurs mètres. Bien après le départ de la glace, le nom lui reste : on visite encore des Gletschermühlen là où plus aucun glacier n’est en vue, et les géologues, pour être précis, disent der Gletschertopf. Le français parle alors de « marmite de géant » et ne pense plus du tout au moulin. Un texte allemand qui signale une Gletschermühle au bord d’un sentier, loin de tout glacier, décrit donc un trou dans la roche, et non un puits dans la glace. Seul le contexte, glace ou rocher, tranche.
Les mots
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