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C2  ·  48 Wörter

Cause et conséquence

Comment un texte relie deux choses — et avec quelle force.

La dix-neuvième entrée est obrigar, et elle tombe sur l’une des rares règles françaises dont personne ne parle et que tout le monde applique. À la voix active, « obliger » se construit avec « à » : « la panne oblige à un arrêt immédiat », « son état l’oblige à rester assis ». Mais dès que le verbe passe au passif, ou que son participe sert d’adjectif, la préposition change et devient « de » : « il est obligé de rester assis », « nous sommes obligés d’attendre », « vous n’êtes pas obligé de répondre ». « Il est obligé à rester » n’est pas une variante plus soutenue, c’est une faute que l’oreille relève aussitôt. Le partage tient donc en trois mots : actif « à », passif « de ». Le portugais ne demande rien de tel. Obrigar garde a dans les deux cas — a avaria obriga a uma paragem et sou obrigado a esperar —, si bien qu’un lecteur venu de cette langue écrira la forme fautive sans la moindre hésitation. Une dernière remarque utile : le nom suit le passif, et l’on dit « l’obligation de faire », jamais « l’obligation à faire ».

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